Français du monde-ADFE pour le cône sud
Circonscription du cône sud:
Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay
Circonscription du cône sud:
Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay
Les sections du cône sud de Français du monde et leur conseiller AFE pour la circonscription du cône sud expriment leur point de vue au sujet de l'annonce de suppression récente de la "prise en charge" (PEC).
La suppression de la PEC n’est encore qu’une demi-mesure
Fidèle à sa promesse de campagne, Nicolas Sarkozy, élu président de la République en 2007, avait créé dès 2008 la fameuse prise en charge (PEC) pour les Français de l’étranger. Son projet initial était d’instaurer progressivement la gratuité scolaire pour tous les enfants français scolarisés dans le réseau des établissements français de l’étranger à partir de l’âge de trois ans. Par la suite, son poids budgétaire excessif contraignit le gouvernement à stopper cette mesure aux classes de lycée ; les autres élèves restant soumis au système classique des bourses. De facto, nous étions devant une situation particulièrement choquante puisque certaines familles, dont la capacité financière leur permettait parfaitement d’assumer la scolarisation de leurs enfants, pouvaient désormais accéder à une scolarité gratuite (ou presque gratuite).
En accord avec les propos de François Hollande lors de la toute dernière campagne présidentielle prônant le retour d’un système des bourses plus juste, cette mesure très critiquée vient d’être supprimée. Il a par ailleurs été décidé d’abonder le budget PEC dans le système des bourses traditionnel.
Nous ne pouvons que nous satisfaire de cette décision car, tout en remettant les familles françaises à égalité dans le calcul des bourses, elle permet d’augmenter substantiellement son budget laissant augurer un accès plus élargi pour des familles françaises à un réseau scolaire dont on sait qu’il a un coût financier très important.
Néanmoins, nous considérons que la seule suppression de la PEC ne suffit pas à rétablir ce que la mesure de Nicolas Sarkozy avait instauré. En effet, le besoin de financement de la PEC avait obligé à rogner dans le système classique des bourses par l’augmentation du fameux barème « K » conduisant à élever automatiquement le budget incompressible de dépense des familles pour la scolarité de leurs enfants pris en compte dans le calcul, et en gelant au niveau 2008 les revenus minima des foyers demandeurs sans tenir compte de la hausse du coût de la vie et, par conséquent, des écolages. Ces deux mesures, destinées à contenir le budget des bourses, eurent pour résultat une baisse conséquente des quotités accordées depuis 2008. Ce transfert des sommes du système classique vers la PEC créait de fait le sentiment d’avoir à se serrer la ceinture pour que des familles non-nécessiteuses puissent obtenir la gratuité scolaire.
Dans un esprit de justice, nous demandons le retour au taux du barème « K » en vigueur avant cette réforme et au dégel des revenus minimaux.
Ce n’est qu’avec la révision de ces deux mesures que les Français, qui considèrent à juste titre avoir « payé »pour la PEC, pourront constater que la promesse du candidat socialiste, réclamant plus de justice et d’égalité pour la scolarisation des enfants français de l’étranger, aura été entièrement tenue.
Si ces deux mesures n’étaient pas revues, cela ne correspondrait pour elles qu’à un coup d’épée dans l’eau.
Les sections locales de Français du monde-ADFE dans le cône sud
Régine Chouchanian, présidente de la section de Montevideo (Uruguay)
Françoise Schwartz, présidente de la section de Buenos Aires (Argentine)
Michel Bourguignat, président de la section de Santiago du Chili (Chili)
Marc Jamin, Conseiller de l’AFE pour le cône sud.
Voir aussi dans notre blog
http://www.fdmadfeconesud.com/article-suppression-de-la-prise-en-charge-107960034.html
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