Français du monde-ADFE pour le cône sud
Circonscription du cône sud:
Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay
Circonscription du cône sud:
Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay
Voici un article de Claudine Lepage, sénatrice des Français à l'étranger au sujet de la loi dite du "Mariage pour tous", loi dont les dispositions concernent également les Français de l'étranger.
Le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe vient, après le vote à l’Assemblée nationale, d’être adopté définitivement par le Parlement.
La France devient donc le 9e pays européen, et le 14e dans le monde, à légaliser le mariage homosexuel. Après ces longs mois de débat démocratique, ces heures de discussions parlementaires,
mais aussi ces honteux débordements dans les hémicycles, comme dans la rue, l’égalité des droits a fini par triompher.
C’est donc un profond sentiment de joie et de fierté qui m’étreint aujourd’hui, malgré la radicalisation parfaitement inacceptable des « anti-mariages pour tous » et la libération de la
parole homophobe qu’ils ont suscité.
Rappelons, encore, comme l'évoquait la responsable du groupe socialiste sur ce texte à l’Assemblée, notre amie, Corinne Narassiguin que « cette loi est une évolution sociale qui profite à la
société dans son ensemble », et à tous les enfants.
Quatre dispositions concernent spécifiquement les Français établis hors de France :
- Le mariage entre personnes de même sexe contracté régulièrement à l'étranger, avant l'entrée en vigueur de la loi, pourra faire l'objet d'une transcription en France.
- lorsque les futurs époux de même sexe, dont l’un au moins a la nationalité française, résident dans un pays qui n’autorise pas le mariage entre deux personnes de même sexe et dans lequel les autorités diplomatiques et consulaires françaises ne peuvent procéder à sa célébration, le mariage peut être célébré dans la commune de naissance ou de dernière résidence de l’un des époux ou de la commune dans laquelle l’un de leurs parents a son domicile. À défaut, le mariage est célébré par l’officier de l’état civil de la commune de leur choix.
- Les Français auront la possibilité de se marier avec un ressortissant étranger de même sexe, ou deux ressortissants étrangers la possibilité de se marier en France, même dans le cas où la loi du pays d'origine du ou des futurs époux ne reconnaîtrait pas la validité du mariage homosexuel.
- Toute mesure de sanction ou de licenciement contre un salarié qui refuserait, en raison de son orientation sexuelle, de s'expatrier dans un pays réprimant l'homosexualité est
interdite.
Poursuivons aujourd'hui notre travail, aux côtés du gouvernement, contre toutes les inégalités et contre la précarité!
Lire l'article sur mon blog.
Claudine Lepage
Et, sur le blog de Richard Yung:
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Reconnaissance et transcription des mariages contractés à l'étranger entre personnes de même sexe |
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Le 11 avril, le Sénat a adopté l’article 22 du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Cet article fixe les conditions de reconnaissance et de transcription des mariages contractés à l’étranger entre personnes de même sexe avant l’entrée en vigueur de la loi. |
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Mme Hélène
Conway-Mouret a été auditionnée à l'Assemblée nationale au sujet de la réforme de l'AFE. M.Sergio Coronado, député des Français de l'étranger de notre circonscription est intervenu dans ces
débats. Il est possible de suivre l'intégralité de cette audition jusqu'au premier juillet.
Cliquez sur:
http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?media=4134&synchro=1838776&dossier=12
En écrivant aux sénateurs représentants les Français hors de France, nos amis de la section de Santiago du Chili de Français du monde-ADFE, nous font part de leurs différents points de vue au sujet de la réforme de l’AFE en cours.
Chers Amis Sénatrices et Sénateurs,
Vu le peu de délai disponible avant les débats dans les assemblées parlementaires concernant la représentation des Français de l’étranger, et regrettant vivement que la précipitation pour présenter un projet de loi ait rendu tout débat démocratique presque impossible, et plus particulièrement pour les Français établis dans l’hémisphère sud, - quels débats un gouvernement provoquerait-il en juillet et août en Métropole, sinon précisément pour l’éviter ?...-, nous nous hâtons à présenter quelques observations préliminaires au dit projet. En effet, sans information quant aux dates de lecture du projet de loi tant au Sénat qu’à l’Assemblée Nationale, nous avons programmé dès le mois de janvier, sur l’initiative de fdm-ADFE (Chili) ainsi que de la section FFE du PSF, une réunion-débat pour « notre » rentrée, le 16 mars prochain, ouverte à toutes les associations de Français du Chili.
Une réunion en petit comité destinée à préparer ce débat nous a permis une première approche, qui constitue l’essentiel des observations suivantes, nous engageant à les compléter à la suite de notre débat.
1. Nous regrettons vivement que les fonctions des conseillers consulaires ne soient pas inclues dans le projet de loi et soient réservées au Conseil d’État (art.19, 3º) alors que les processus électoraux représentent plus des ¾ des articles du projet de loi ; il est cependant vivement souhaitable que des indications surgissent lors des débats parlementaires. S’il est vrai, à ce que l’on peut interpréter du texte du projet lui-même, que les commissions consulaires soient condamnées à disparaître pour les laisser entre les mains du Conseil consulaire, il est regrettable que les associations de Français reconnues n’aient plus aucun rôle dans ce genre de commission, si ce n’est peut-être en tant qu’ « experts invités » ; jusqu’alors, au sein de celles-ci, leurs représentants avaient un rôle qui était souvent délibératif et même décisionnel, vu que les commissions nationales respectives assumaient en général les « décisions » des dites commissions locales, c’est du moins notre expérience au Chili.
2. Les Conseillers consulaires ne jouissent que d’un rôle consultatif. Et il est bien connu, par exemple à l’AFE, que les avis ou « motions » peuvent facilement rester lettres mortes si l’autorité se permet de ne pas les prendre en considération, et l’arbitraire, plus facile loin de Paris, est à la porte. Auprès de qui les Conseillers remettent-ils leurs avis ? Qui décide de les retenir ou non ? l’ambassadeur ou le consul, avec délégation de pouvoir de la part de l’ambassadeur (ce peut être le cas du Chili) ? Des commissions nationales correspondantes – bourses, aide et protection sociale, emploi, sécurité - aux membres nommés par qui ? Existe-t-il une instance où faire appel en cas de conflit entre le Conseil consulaire et l’autorité locale, en considération de son rôle face aux « avis » ?
3. Même si les Conseillers consulaires sont certes une avancée démocratique de proximité, vu les limites de leurs responsabilités, qui sont à peu de choses près les mêmes que celles des Conseillers actuels de l’AFE, il est fort probable que les électeurs ne vont pas accorder davantage d’intérêt à ces conseillers « nouvelle mouture », et partant, sans être pessimiste, l’abstention va se maintenir, peut-être avec une légère baisse. Ne serait-il pas possible de donner à ces Conseillers consulaires des pouvoirs délibératifs dans des circonstances à préciser ? Avec davantage de délai pour un vrai débat « démocratique », il aurait sans doute été possible de saisir ce que signifie pour les Français de l’étranger le fait d’avoir des délégués consulaires, et avec quels pouvoirs . Il est vrai que l’élection des députés n’a pas rassemblé les foules, ce qui est fort probablement à mettre au compte du découpage des circonscriptions. Il est regrettable que l’initiative d’une proximité démocratique ne se traduise pas par une prise en compte des expériences précédentes.
4.Qui choisit les listes des candidats à Conseillers/Délégués ? Vu que seuls les partis politiques, ou assimilés, peuvent effectuer des apports financiers aux campagnes (art.11), il semblerait qu’ils soient les seuls habilités à présenter des listes, ce qui reviendrait à laisser aux états-majors une telle prérogative, car il n’existe pas de sections de partis politiques partout, et elles ne sont pas forcément en condition de proposer des candidats ; il serait bon, tout comme pour les actuelles élections des Conseiller AFE, que les associations LOCALES de Français, reconnues (fdm-ADFE, UFE), sous certaines conditions, soient elles aussi habilitées à présenter des listes pour l’élection des Conseillers/Délégués, et puissent en conséquence participer au financement des campagnes. Une place devrait aussi être réservée aux indépendants.
5. Encore une fois, il est regrettable que la vie associative soit totalement absente du projet de loi, alors que sur place les associations jouissent d’une réelle représentativité historique et y occupent des espaces divers non négligeables , quel qu’en soit le nombre d’adhérents.
6. Même si les indemnités des Conseillers pour exercer leur fonction – déplacements, secrétariat, communication, etc., en fonction de la circonscription (nombre de Français, étendue, etc.) - est du ressort du Conseil d’État, (art.19,1º), il semble nécessaire que ce sujet fasse partie des débats parlementaires à titre d’indications et de critères.
Merci pour tenir compte de nos observations préliminaires dans la mesure du possible.
Bon débat.
Au nom de l’équipe organisatrice du débat du 16 prochain
Michel Bourguignat, Président de fdm-ADFE (Chili)
Nous venons d’être informés de l’existence des amendements déposés à la Commission ad hoc du Sénat concernant le projet de loi, ce dont nous tiendrons compte dans la mesure du possible lors de notre débat de samedi.
Un article intéressant pouvant nous servir de précieux repère.
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